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L'aventure d'un film » 2010 » novembre

Archive for ◊ novembre, 2010 ◊

15 nov 2010 A QUESTION OF TIME
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Bon, j’avoue, j’ai été paresseux ces derniers temps.

Pas tellement par faute d’inspiration.

Je n’osais plus rien écrire  concernant le film par crainte de détériorier mes relations avec mon producteur.

Or, il faut bien l’avouer, ce fut un peu ma préoccupation principale ces dernières semaines.

Maintenant le montage est commencé, et mon souci principal est de faire un film juste.

Je risque donc de me faire moins ponctuel sur ce blog.

Pas tellement par manque d’inspiration.

« It’s just a question of time »

Nous avons tourné environ quatre vingt dix heures d’images, essentiellement en arabe.

Il va falloir les reduire à une heure trente.

En onze semaines.

Autant dire que les nuits seront courtes.

Malgré cela, et malgré l’angoisse de ne pas faire un film à la hauteur de mes espérances, je suis content.

Nous avons manqué de moyens, travaillé dans des conditions difficiles, mais je me rends compte que j’ai fait ce film en toute liberté.

Jamais je me suis interdit quoi que ce soit.

Et si  je ne suis pas allé assez loin, c’est uniquement parce que je n’ai pas osé le faire.

Je repense à cette citation de Monte Hellman :

Si tu fais un film commercial, et que c’est un échec  tu as tout perdu.

Si tu fais un film personnel, et que c’est un échec commercial, tu auras au moins gagné quelque chose.

Alors, j’espère que nous aurons assez de temps pour faire un film personnel.

Et assez de talent pour qu’il puisse plaire aux autres.

08 nov 2010 POLE EMPLOI
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Quand on est réalisateur, on est inscrit comme demandeur d’emploi.

Parce qu’on ne travaille pas tous les jours. Enfin en théorie…

Parfois on touche des assedics.

Moi, mes droits sont terminés depuis un mois.

Ils devaient être renouvelés, mais je n’ai plus de nouvelles de Pôle emploi depuis ma demande.
Enfin, si.

J’ai reçu une lettre du Pole emploi de Montreuil m’invitant à aller à une formation pour apprendre à utiliser internet.

Elle précisait qu’en cas d’absence à ce rendez-vous, je serai radié de la liste des demandeurs d’emploi.

Je n’ai pas osé leur répondre que je  savais utiliser internet.

J’ai appelé le 3949.

Si vous êtes demandeur d’emploi, et que vous n’avez pas bac + 5, n’appelez jamais le 3949.

J’ai expliqué à la conseillère que j’étais en montage, et que je n’étais pas disponible le jour dit. Mais que j’étais éventuellement disponible pour un autre rendez vous. Même si je ne comprenais pas très bien pourquoi on me proposait cette formation.

La conseillère m’a dit de renvoyer un courrier à l’expéditeur et d’expliquer la situation, car elle ne pouvait rien faire par téléphone.

J’ai donc écrit au Pôle emploi de Montreuil.

Ils m’ont répondu par courrier : Cela ne nous concerne pas, adressez vous au Pôle emploi de Pantin.

Et plutôt que de faire le suivi, ils avaient préféré me renvoyer le courrier.

Manque de chance pour moi, j’ai reçu ce courrier le lendemain du jour prévu pour ma formation.

Il y a sûrement des gens de bonne volonté à Pôle Emploi.

Mais la prochaine fois que vous entendrez dire que le nombre de demandeurs d’emplois à diminué, n’oubliez pas de féliciter le Pôle emploi de Montreuil.

02 nov 2010 LA CASQUETTE
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J’allais voir  mon père, à la clinique Turin, suite à un problème cardiaque.

Il devait s’ennuyer ferme dans sa chambre d’hôpital. Je lui avais apporté de la lecture.

Des magazines qui parlaient de la guerre en banlieue, de l’insécurité, des émeutes à Clichy-Sous-Bois, 5 ans après. Ils aiment bien ça les journalistes, les anniversaires. Ils doivent beaucoup feuilleter d’agendas pour trouver leurs sujets.

Moi, l’insécurité ça me parlait pas beaucoup. Je trouve toujours qu’ils en font trop.

Arrivé devant la clinique, j’ai entendu des coups de feu.

Des policiers  couraient.

Un type s’est effondré par terre, devant mes yeux.

On était en plein Paris.

 » Ne restez pas là, Monsieur, vous êtes dans le champs… »

 » Le champs ? »

Devant la clinique, une trentaine de technciens étaient au travail. Ils tournaient une série policière.

De la fenêtre de la clinique, avec mon père, on regardait la scène.

Et puis on a essayé de savoir où était le réalisateur.

Il y avait un type en bermuda (même en hiver, il y a toujours un type en bermuda sur les tournages), des gars avec des talkies, des casques, des lunettes, des filles avec des pinceaux, des stylos, des feutres. Mais lequel d’entre eux étaient  le réalisateur ?
Après avoir minutieusement observé tout le monde, mon père m’a montré du doigt un type avec une casquette.

« Regarde. C’est le seul qui fait rien. »

Moi aussi j’avais une casquette, achetée juste avant le tournage. Elle est devenue un accessoire indispensable du film.

Elle me permettait de rentrer dans mon personnage.

Et comme je n’en avais qu’une seule, j’avais toujours peur de la perdre.

Du coup je la portais tout le temps.

Elle m’a servie  jusqu’au dernier jour de tournage en Egypte.

Je m’y étais habitué. Elle avait pris mon odeur.

Quelques jours après mon retour en France, Oss a voulu la laver.

Je ne l’ai jamais retrouvée.

Même chez soi, on n’est pas en sécurité.