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08 fév 2010 QUEL REALISATEUR ETES VOUS ?
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Cette semaine, je l’ai passée à faire des calculs.

Combien de minutes de pellicule me faudra-t-il  pour tourner la scène du taxi ? De combien de bobines aurai-je besoin pour tourner l’intégralité du scénario ?

En sachant qu’une bobine de pellicule dure 10 minutes en tournant à 25 images/seconde, combien de secondes est ce que je gagnerai en tournant à 24 images/seconde ?

Est ce que 3 heures de tournage vont suffire  pour la séquence 27 ? Quelle est la durée du trajet  entre la maison de mon oncle à Gizeh et l’église du père Yohana à Zeitoun ?

En tenant compte du temps de tournage par séquence, du temps de transports, du temps de chargement et de déchargement du matériel, des jours de voyages,  de repos, et des imprévus,  combien de semaines seront elles nécessaires pour tourner les 123 séquences du film ?

Et dans quel ordre vaut il mieux tourner ? Faut-il commencer par la scène de repas avec mes parents ? ou par la scène de confrontation entre ma mère et mon producteur ? Faut-il garder les scènes les plus difficiles pour la fin du tournage ? ou au contraire commencer par le plus dur ?

J’ai rentré tous ces calculs dans un immense tableau. Et j’en ai tiré des conclusions. Que je vais soumettre demain à mon producteur.

Le problème avec mon producteur, c’est que la dernière fois que je lui ai demandé quatre semaines de tournage, il m’en a accordé deux. En m’expliquant que c’était mieux que rien, et que je devais m’estimer heureux.

Alors j’ai deux possibilités.

Soit je gonfle mes estimations, pour qu’après notre réunion, je puisse retomber sur mes pieds. C’est ce que font  les réalisateurs malins.

Soit je commence dès maintenant à réfléchir aux scènes que je suis prêt à  supprimer. C’est ce que font les réalisateurs pragmatiques.

Soit je ne vais pas à la réunion de demain.

C’est ce que font les réalisateurs qui ont de bonnes excuses.

Comme un bébé qui a pleuré toute la nuit.