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L'aventure d'un film http://namirade.fr Le cinésite de Namir ABDEL MESSEEH Thu, 25 Oct 2012 10:52:41 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.0.3 LA FIN D’UNE AVENTURE… http://namirade.fr/?p=1126 http://namirade.fr/?p=1126#comments Mon, 22 Oct 2012 12:03:48 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1126 L’aventure du film est loin d’être finie, et les péripéties ont été nombreuses depuis la sélection du film à l’ACID, sa présentation à Cannes, la signature avec Sophie Dulac distribution, la sortie du film en salles, la tournée de promotion du film, le retour en Egypte pour présenter le film.  Et ça va encore durer quelques mois …

Mais je n’arrive plus à alimenter le blog.

Je croyais que c’était par manque de temps.

J’ai bien écrit plusieurs articles depuis Cannes. Ils sont restés dans mes archives.

Quelque chose était fini.

Le dernier article de ce blog a coïncidé avec la dernière touche créative que j’ai apportée au film, c’est à dire à la fin du mixage.

Ecrire sur « namirade.fr » n’était pas un simple compte rendu de mon travail.  Mais un moyen de réfléchir dessus.

Pour trouver de la distance sur le film que je faisais, tester des idées, parfois aussi, pour communiquer indirectement avec la production…

Bref, avancer sur la fabrication du film.

Une fois la fabrication terminée, c’est une autre phase de mon travail de réalisateur qui a commencé.

Moins créative, mais tout aussi nécessaire.

Ce blog reprendra lorsqu’un nouveau projet de film verra le jour.

C’est à dire lorsque l’accompagnement du film me laissera un peu de temps libre pour me remettre à écrire.

Et je n’espère qu’une seule chose : qu’il reprenne vite!

En attendant,  il est toujours possible de suivre la suite de l’aventure du film , sur la page facebook de « la Vierge les coptes et moi ».

http://www.facebook.com/TheVirginTheCoptsAndMe

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LA DERNIERE TOUCHE http://namirade.fr/?p=1120 http://namirade.fr/?p=1120#comments Thu, 10 May 2012 08:35:01 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1120 Il était une heure du matin. Samedi 05 Mai.

Dans l’auditorium de mixage.

C’était notre dernier jour.

Le mixeur avait réussi à faire émerger de la bande son une phrase que je n’avais jamais comprise jusque-là.

Un de mes cousins disait :

« Meme le chien est venu se faire filmer »

mais on ne voyait  pas de chien dans la scène.

Alors le mixeur a fouillé dans sa base de données personnelles à la recherche d’un aboiement.

Nous l’avons trouvé dans un film vietnamien.

Et la phrase de mon cousin a pris une autre résonnance.

J’ai souri.

On venait d’ajouter la touche finale au mixage.

Au film aussi.

Et un chien vietnamien aboyait dans la campagne égyptienne.

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LA FIN http://namirade.fr/?p=1115 http://namirade.fr/?p=1115#comments Wed, 02 May 2012 08:12:17 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1115 Quand est ce qu’un film se termine vraiment ?

J’ai projeté au festival de Doha un film inabouti.

De retour à Paris, j’ai repris le montage.

Et c’est une version bien différente qui à été montrée à Berlin.

Mais encore imparfaite.

Je me suis replongé dans le montage.

Au risque d’épuiser tout le monde autour de moi.

Mais je redoute plus que tout l’ennui du public.

A moins que j’ai simplement peur de finir.

Cette fois, je pensais être arrivé au bout.

Et je suis parti projeter le film au festival de Tribeca.

Mais pendant la projection, j’ai commencé à douter.

Il y avait peut-etre encore quelques coupes à faire pour améliorer le rythme.

J’ai appelé le mixeur pour lui dire qu’on allait supprimer quelques scènes avant la finalisation du mixage.

Il a soupiré.

Puis j’ai découvert cette critique du « Hollywood reporter ».

Le type n’avait rien compris à l’histoire.  Il disait beaucoup de mal du film

Et de moi.

Et là, j’ai eu envie de lui répondre.

Sur chacun de ses points.

J’ai réalisé que j’étais capable d’assumer chaque scène du film.

Et là, je me suis dit :

Il est temps pour moi de m’arrêter.

Je suis allé au bout de quelque chose.

Que certains aimeront. Et d’autres pas.

Mais tant pis.

C’était clair pour moi.

J’ai rappelé le mixeur.

Il a respiré.

Le film était maintenant fini.

Enfin, il ne restait plus que quelques petites étapes :

Le mixage

Le sous titrage

La fabrication du DCP

Les exports vidéo

Le visa d’exploitation.

L’agrément de production.

La fabrication du DVD.

Les envois en festivals.

La recherche d’un distributeur.

L’ affiche.

La bande annonce.

La promotion du film.

Les entretiens.

La sortie en salles.

Là, c’est une autre histoire qui commence…

Mais quand est ce qu’un film se termine vraiment ?

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TRIBECA http://namirade.fr/?p=1111 http://namirade.fr/?p=1111#comments Tue, 24 Apr 2012 22:29:51 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1111 Je suis assis dans ma chambre d’hotel New Yorkaise.

Tout à l’heure au restaurant, j’étais à table,  à côté d’un vieil homme qui ressemblait à Robert de Niro.

C’était Robert de Niro.

Dans une heure va commencer la premiere américaine de « La Vierge », en compétition au festival de Tribeca.

Il y a deux mois, c’était Berlin.

Et dans un mois, le film sera à Cannes. Programmé à l’ACID.

« La Vierge » va vivre sa vie, en attendant de trouver un distributeur en France.

C’est ce qui pouvait lui arriver de mieux.

Moi, pendant ce temps, je commence à trouver le temps long.

Peut etre la conscience que le film n’a plus besoin de moi pour exister.

Ou simplement l’envie de passer à autre chose.

Je n’ai rien écrit sur ce blog depuis le début de l’année.

Mon rôle de producteur m’a tellement occupé que je n’ai pas noté une ligne, lu un livre, vu un film.

Ni même profité de la naissance de mon deuxième enfant.

j’arrive pas à me dire que j’ai eu deux enfants entre le début et la fin de ce film.

Oss a pris 10 kilos pendant sa grossesse.

Moi aussi.

Sauf qu’elle en a perdu la moitié le jour de la naissance du petit.

Moi, pas.

Il serait peut etre temps pour moi de me remettre à courir.

Et avant cela, d’aller me préparer pour la première du film.

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NOEL http://namirade.fr/?p=1102 http://namirade.fr/?p=1102#comments Wed, 04 Jan 2012 06:03:13 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1102 La chaine de post-production a commencé.

Comme une partie du film a été tournée sur pellicule, et l’autre en vidéo haute définition, la premiere chose à faire etait de recuperer les rushes 16mm du film, dont je n’avais qu’une image témoin en basse définition.

Et de  les passer en Haute définition. Afin que l’ensemble des plans du film puisse raccorder ensemble.

Le négatif a été développé chez  LTC, un des deux plus gros laboratoires français.

****

- Namir, vous êtes le producteur ?

- Oui, Francois. Le projet a changé de main. Mais c’est bien moi qui ait tous les droits.

- Bon alors merci de m’envoyer tous les documents justifiant que vous etes bien le propriétaire du négatif.

****

- Namir, c’est bon. Le film est dans notre stock. Quand souhaitez vous le récupérer ?

- Aujourd’hui je peux pas. Plutot lundi après midi.

-  Comme vous voulez.

*****

- Allo Namir. Oui… euh… inutile de passer recuperer votre négatif cet apres midi… LTC est en grève. Les ouvriers bloquent le stock. On vient d’apprendre

que Tarek ben Ammar a décidé la liquidation de notre entreprise. Et nous sommes tous très en colère…

Je sais que vous y etes pour rien….. mais inutile de passer… vous allez vous énerver pour rien.

Il vaut mieux attendre jeudi, on en saura un peu plus.

- Jeudi ?

- Oui la justice doit se prononcer sur la liquidation. Je suis vraiment désolé.

*****

- Namir,

LTC c’est fini. Une semaine avant noel, tout le monde se retrouve au chomage. C’est brutal….

en tout cas, bon courage pour votre film.

je vous laisse les coordonnées du liquidateur judiciaire.

C’est avec lui qu’il faudra voir pour récupérer votre négatif maintenant.

*****

- Vous êtes le producteur ?

- Oui. Le projet a changé de main. Mais c’est bien moi qui ait tous les droits.

- Bon alors merci d’envoyer à Maitre LEGRAS DE GRANCOURT,  tous les documents justifiant que vous etes bien le propriétaire du négatif.

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BELFORT http://namirade.fr/?p=1099 http://namirade.fr/?p=1099#comments Tue, 20 Dec 2011 21:32:07 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1099 Après Doha, il y a eu Belfort.

J’avais été préselectionné pour « film en cours » une aide à la post-production.

Le lauréat bénéficiait du soutien de plusieurs prestataires pour  finaliser le film.

Pour cela, je devais projeter le montage devant un jury, et en discuter avec eux.

C’est étrange de demander une aide à la post production pour un film qui vient d’être primé dans un festival.  Mais la version de Doha était provisoire, et le film était loin d’être fini.

Autant la projection à Doha a été enthousiasmante, autant celle de Belfort fut un cauchemar.

Je voyais tous les defauts de mon film, et  le travail qu’il restait à faire pour avoir un montage satisfaisant.

Et l’impression d’être jugé sur un travail en cours m’était insupportable.

J’étais dans un état d’angoisse épouvantable.

Aussi lorsque le jury a annoncé que mon film était le lauréat, ma gorge s’est nouée.

Il y avait là des professionnels du cinéma français qui croyaient dans le film.

J’ai compris d’où venait cette angoisse.

Les propos de G. mon ancien producteur, ne m’avaient jamais quitté.

 » Un réalisateur débutant qui fait un film de merde… »

Et j’avais douté.

Même si j’avais fait semblant de croire que tout cela ne m’avait pas affecté.

Maintenant, j’étais là entouré de gens enthousiastes, et qui allaient m’aider à finir le film.

- Ah…  tu as tourné en 16 mm ? Et où as tu développé le négatif du film ?

- Chez LTC

- LTC ? A ta place j’irai le récupérer rapidement.

- Ah bon. Pourquoi ?

J’étais ailleurs. Je n’ai pas senti la menace venir.

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G. http://namirade.fr/?p=1090 http://namirade.fr/?p=1090#comments Thu, 08 Dec 2011 21:22:04 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1090 - Vous voyez quelque chose ?

- Rien  ?

- Vous ne voyez rien là ?

- Bah non. Dites moi.

- Il a un zizi. Ce sera un garçon

Ca m’a déçu.

J’étais persuadé que cela me serait indifférent d’avoir un garçon ou une fille.

Mais non.

Je crois que j’ai eu peur.

De ce qui pourrait se passer à l’adolescence.

De reproduire certains schémas familiaux.

Et d’un rapport de force à venir.

Tout ça à cause d’une histoire de zizi. C’est bête.

OSS était sur un petit nuage. Elle m’a dit qu’on appelait ça le choix du roi.

J’ai opiné. Après tout, l’adolescence ça passe vite.

Ma mère aussi était aux anges.

Ses cris m’ont percé les tympans.

Et il ne lui a pas fallu longtemps pour trouver un prénom.

- Il s’appellera G.

- Pourquoi tu veux que je l’appelle comme mon ancien producteur ?

- Comme ça, chaque fois qu’il fera des bêtises tu pourras donner une fessée à G.

Elle a éclaté de rire.

Moi pas.

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9 – LE DISCOURS http://namirade.fr/?p=1069 http://namirade.fr/?p=1069#comments Mon, 28 Nov 2011 22:29:17 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1069 (Namir monte sur scène, sous les applaudissements du public.)

« Merci  au public pour leur accueil formidable à la projection.

Pour l’amour qu’ils ont exprimé pour ce film en cours de fabrication. Et qui m’a confirmé que « La Vierge » pouvait avoir une portée universelle, tout en parlant d’une histoire très personnelle.

C’est mon premier film : j’ai essayé des choses. J’en ai  réussi certaines, et raté d’autres.

Mais j’ai pris des risques, et le soutien du jury pour cette prise de risque m’encourage.

Lorsque ma mère travaillait à l’ambassade du Qatar en France,

pour l’anniversaire du fils de l’ambassadeur, j’ai été invité au cinéma

J’avais dix ans.

C’etait la premiere fois qu’on m’invitait au cinéma.

Le film était très mauvais. Mais j’étais heureux.

J’ai découvert il y a quelques jours que l’ambassadeur du Qatar est devenu ministre de la culture.

Monsieur le ministre,

Merci de continuer à nous inviter au cinéma

et de soutenir les cinéastes arabes,

J’espère que les pays arabes,

finiront par comprendre à quel point il est nécessaire

De soutenir leurs auteurs,

Et de leur donner les moyens de s’exprimer,

au lieu de  censurer les films sous prétexte qu’il abordent des questions religieuses…

Notre culture, c’est notre identité.

Grace à ce prix, et à l’argent qui l’accompagne,

Je vais enfin payer les techniciens qui ont travaillé gratuitement avec moi

depuis des mois.

Le film est pas encore fini, et il reste  des modifications à faire.

Ca risque de prendre encore du temps : ma mère a vu le film

Et a décidé de reprendre  tout le montage

Elle est maintenant ma productrice….

J’espère juste que ca se finira pas en procès.

Merci encore…. »

(Applaudissements. Namir descend de scène. Fondu au noir)

FIN DU FLASHBACK.

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08 – LE PRIX http://namirade.fr/?p=1066 http://namirade.fr/?p=1066#comments Tue, 22 Nov 2011 12:05:39 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1066 J’avais tout misé sur Doha.

Il fallait que je revienne avec un prix.

Je n’avais pas le choix.

Il fallait payer la post-production, les techniciens, et rembourser les dettes.

Le premier jour, ma mère m’a mis en garde :

« Attention Namir, ne t’attends pas à avoir un prix. Après tu seras déçu, et ça te fera du mal »

Le deuxième jour, on a projeté le film. Ma mère a beaucoup rigolé.

Après la projection, elle s’est tournée vers moi :

« On règlera nos comptes plus tard ».

Peu après,  un groupe est venu nous voir.

« Madame, vous pouvez être fière de votre fils ».

Puis ils sont partis.

En regardant le catalogue du festival, on a reconnu les membres du jury.

Le soir même, ma mère m’apportait un discours de deux pages qu’elle souhaitait lire lors du palmarès.

Je lui ai conseillé de garder la tête froide, et de ne pas trop s’emballer.

« Maman, ne t’attends pas à avoir un prix. Après tu seras déçue, et ça te fera du mal »

***

« Namir, un discours, ça doit être court. Léger. Et positif. Surtout pas de choses négatives : Ca se retournera contre toi. Il faut que tu termines par un truc drôle, ou  personnel, pour que les gens se souviennent de toi. Par exemple, je sais pas moi, si ta mère monte sur scène pour te piquer ton prix… ou autre chose… mais par pitié, évite les remerciements qui durent des heures. Tout le monde s’en fout. ».

Lorsque le jury a annoncé mon nom, je suis monté sur  la scène, en me promettant d’écouter les conseils de mon avocat.

J’ai fait tout le contraire.

Au bout de cinq minutes, j’en étais encore à l’introduction. Les trois membres du jury m’ont attrapé pour me sortir de scène.

Le public a applaudi.

La chute était réussie.

J’étais allé à Doha pour ramener un prix.

Et je l’ai fait.

Mais j’ai pas dit ce que je voulais.

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7-OWEDA http://namirade.fr/?p=1064 http://namirade.fr/?p=1064#comments Wed, 16 Nov 2011 12:03:34 +0000 admin http://namirade.fr/?p=1064 La société de production a été baptisée Oweda Films.

Oweda, c’est mon arrière grand-père maternel. Il était très respecté. Il a vécu 100 ans, a eu sept enfants, et à régné sur notre village d’Om Doma, en tant que Omdeh, jusqu’à sa mort. Il symbolisait la splendeur de notre famille.

Après, ça s’est un peu compliqué.

Aujourd’hui, les maisons tombent en ruines, et la vie au village devient de plus en plus difficile.

J’ai jamais connu Oweda, mais ma mère m’a raconté des histoires à son propos. Elle m’a dit que j’ai été conçu le jour où elle a appris sa mort. J’ai voulu savoir comment s’appelait le grand-père d’Oweda, elle n’a pas su me répondre. Et on s’est rendu compte que personne dans le village ne le savait.

Chez nous, les gens n’ont pas de nom de famille, il portent leur prénom, celui de leur père et de leur grand père. Ainsi ma mère s’appelle officiellement Siham Said Oweda.

Alors même si  au village, on a tous en nous quelque chose de Oweda, d’ici  une génération ou deux, plus personne ne se souviendra de lui.

Mon film a été rendu possible grâce aux enfants, petits enfants, et arrières petits enfants d’Oweda. Ils en sont les protagonistes.  Il m’a semblé légitime que la société porte son nom.

Je ne sais pas jusqu’où elle ira. Mais qu’au moins, elle puisse toujours me rappeler d’où je viens.

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