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01 mar 2009 CINEMA – Viva La Muerte
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Dimanche 1 mars

Viva la Muerte de Fernando ARRABAL au Ciné 104

15 ans après, j’allais revoir au cinéma ce film qui figurait parmi mes préférés. Un film qui m’a influencé pendant des années.

J’avais une petite réticence. Peur que le film n’ait vieilli.

( En général, ce n’est pas tellement le film qui a vieilli, c’est moi. Poliment on dit : évolué, perdu en innocence, ou gagné en expérience)

Rohmer ne parlait d’un film que le lendemain de sa vision. Il fallait qu’il l’oublie, qu’il dorme, qu’il rêve et qu’il se réveille pour savoir ce qu’il lui en restait, et comment le film l’avait travaillé. Certains films nous marquent sur le coup, et il n’en reste pas grand-chose quelques jours après.

A l’inverse, d’autres nous marquent tellement qu’en les revoyant, on les trouve en-dessous de nos souvenirs.

En revoyant « Viva la Muerte »,  j’avais peur que le film ne me parle plus. Qu’il se soit éloigné de moi.  Il me touchait toujours autant. Mais d’une manière bien différente.

A l’époque, ce sont les scène de fantasmes du jeune Fando qui m’avaient le plus marqué. Un curé qui mange ses couilles. Un porc avec un coiffe de bonne soeur. Des enfants qui font la révolution.  Aujourd’hui ce sont les scènes réalistes  que j’ai trouvées les plus belles : elles  portaient en elle une charge  fantasmatique moins démonstrative que les scènes de fantasmes elle-même. Les scènes de fantasmes m’ont semblé ralentir l’action du film, et j’ai vu pour la première fois la force dramatique de moments que j’avais autrefois occultés., comme cette obsession de l’enfant pour savoir ce qu’était devenu son père, après que sa mère l’ait dénoncé aux autorités franquiste. Obsession qui traverse tout le film, et qui habite littéralement le gamin, même si elle n’est évoquée ouvertement que dans deux ou trois scènes du film. J’aime particulièrement la scène où il demande à sa mère si c’est elle qui a dénoncé son père.

Ce que je trouve le plus beau et le plus fort dans ce film, c’est comment Arrabal est parvenu à avoir autant de distance, et de poésie par rapport à cette histoire autobiographique. J’admire sa liberté par rapport à sa propre histoire, mais aussi dans la transposition, le jeu des acteurs et l’utilisation de la bande-son.

La force de ce film vient du fait qu’Arrabal croit à ce qu’il raconte, et cela transparait. Derrière l’artifice, derrière l’ironie et la provocation, la vérité est là.

La séance du film a eu lieu en présence d’Arrabal qui a pris la parole avant la projection

Dommage. Il n’était pas à la hauteur de son film.

J’aurai préféré qu’il se taise  et rester sur l’image que j’avais de lui.

Les films parlent parfois bien mieux des gens, que les gens eux-mêmes.

01 mar 2009 COURT-METRAGE Les veuves de 15 ans
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DVD – Jeudi 26 février

Les veuves de 15 ans

de Jean ROUCH

Un court métrage de 25 minutes sur les jeunes filles des années 70 réalisé par un vieux monsieur. Au début, ça peut sembler ringard, à cause de la mise en scène, du narrateur, puis je me suis laissé prendre par cette histoire pas si niaise que ça, et même plutôt cruelle sur la jeunesse, l’ennui, l’amour et la liberté. Et puis, retournement de situation, les personnages se révèlent plus complexes que les apparences, et le film profond et bouleversant. Encore une fois, les vieux se révèlent parfois plus jeunes que les jeunes eux-mêmes, et Rouch un observateur sensible et attentif de la France de ces années-là. Magnifique.

01 mar 2009 THEATRE – L’ordinaire
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THEATRE -  Jeudi 19 février

L’ordinaire

de Michel VINAVER à la comédie française

2h40. Ca pourrait sembler long, et je m’ennuie assez vite. Mais là. Rien à dire. C’était bien.

Le théâtre peut aussi apporter de belles émotions.

Le texte. Les acteurs. La mise en scène.

Un avion s’écrase dans la cordillère des andes. Les survivants essayent de s’en sortir comme ils peuvent. Se bouffent.  S’aiment. Le tout sur fond d’accords commerciaux et de multinationales. C’est profond, drôle et touchant. J’avais vu sa majesté des mouches avec mon pote Laurent Maurel au théâtre 13 où des enfants se retrouvaient sur une île. C’était bien aussi.  Mais là, il y  a quelque chose de plus contemporain, et de plus réaliste. L’ordinaire, quoi….

Y avait quelques vieilles peaux dans la salles qui s’attendaient à voir du boulevard. Elles ont eu quelques soubresauts caridiaques lorsqu’elles ont vu la jeune fille manger les intestins de son père.  Tant mieux.

Y avait un vieux tout en haut qui regardait en souriant. J’ai vu dans le livret, c’était Vinaver. Il vient voir les représentations. C’est classe.